vendredi 31 juillet 2009

Curiositadas


quelques curiosités du pays où le maillot de bain, c'est une ficelle et deux gommettes 

1) culinairiosités
  • l'avocat ne se mange pas, il se boit, avec du lait et du sucre dans un grand verre à cocktail.
  • l'ASAI ( prononcé "assailli" ) est le fruit à l'apparence "eat my poop" et se mange à la petite. cuillère après 10km de footing anti cuisses de poney.
  • la viande, c'est à tous les repas  accompagnée de riz et puis de frites et de flageots, le mélange "light"
  • La cachàça se boit par petite gorgée et se cuisine à la façon de notre "coq au vin", ici c'est "pied de porc à la cachaça"
  • On ne dine pas le soir, on launche ( "laaaounche" ) un petit pain appelé pain français.. oui je pense.. avec du beurre.. ça révolte les gens que personne ne pense à mettre ni jambon ni fromage mais personne ne fait rien..
  • Quelques gâteries : le brigadeiro, un mélange de lait concentré et de sucre au chocolat.. se déguste après une bonne feijoada si l'on ne veut plus pouvoir bouger pendant 24h / le tourismo, peau de porc dodu grillée / le refrigerente, une boisson gazeuse au goût de pot de colle de CP
2) une démographie atypique
  • 1 homme pour 6 femmes = 1 plouc pour 6 canons au jambes de 20 m de long
  • 17% de la population de BH est gay, une gaypride de grande ampleur début juillet.. de l'hectare d'abdos..
  • peu de blondes, beaucoup de poils, un véritable business de l'eau oxygénée et de l'épilation au lazer
  • le blanchissement de dents est obligatoire à partir de 14 ans et le silicone fortement recommendé dès la naissance
3) le brésilien responsable
  • au Brésil, on trie, il y a en général une poubelle pour chaque matériau tous les 100 mètres : papier, verdure, plastique, et "outros" ( pour éviter de passer 1h à savoir où mettre son chewing gum" )
  • L'eau du robinet n'est pas potable, ou à ses risques et périls
  • il n'y a qu'un seul moyen de régler eau chaude eau froide, pas de thermostat tout dans l'art de ne pas finir brûlé au 5e degré
  • les poignées des portes sont carrées
  • la voiture est indispensable pour aller chercher le courrier
  • On ne s'arrête plus aux feux rouges après 22H
  • les résidences sont entourées de fil barbelés et l'alarme se déclenche si l'on veut simplement discuter la porte ouverte
  • on ne marche pas seul dans les rues après 10h du soir
  • On embrasse allègrement l'étranger pour le saluer, on donne une franche poignée de main quand on est plus intime..
  • on ne jette pas le papier dans les toilettes ou on rencontre rapidement un plombier professionnel !


Aie aie aie, ça bouillonne la culture




C'était dimanche, un après midi qui m'a valu l'épisode de la mauvaise ampoule aux havaianas. Avec Yanet, mon amie mexicaine de Pampulagada do Mechico, nous avons décidé d'aller déjeuner au coeur de la ville dans un de ces restaurant que les brésiliens appellent "churrasquaria" ou " comment repartir l'estomac dans les genoux et de quoi nourrir un village d'Afrique centrale". On a silloné les pentes de Belo Horizonte en tongs avec nos appareils photos genre touristes d'Asie du Sud Est pour arriver jusqu'au point culminant surplombant la ville. Un panorama superbe, et un quartier résidentiel étonnant avec une architecture assimilable à celle que l'on trouve dans les quartiers huppés des states tsé... de grandes bâtisses aux murs de 5mètres de haut surplombés de fils barbelés... avec quelques blocs plus loin, une favela en matériaux bien moins nobles et aux contours bien moins dessinés..

Et il y a eu le Palacio das Artes, assimilable au Zenith parisien. C'était hier soir avec mon ami Joao ( une traduction brésilienne de Jean ) qui m'a emmené voir l'orchestre philarmonique du Minas Gerais, un programme qui aurait pu sembler un peu " my grand-mother program" mais qui s'est révélé être une révélation culturelle. 2h de musique classique, un chef d'orchestre Fabio Mechetti que je n'ai pu quitter des yeux tant il s'investissait avec ferveur dans son oeuvre. Impressionant et beau.

Le Minaerao, ce défouloir pour brésiliens au bord de la crise de nerf


Belo Horizonte c'est comme Marseille, tout le monde aime l'apéro, le soleil et le foot ! Sauf que Belo Horizonte, c'est pire que Marseille, parce que pour le foot, ils n'ont rien trouvé de mieux que d'avoir 3 équipes dans la même ville.. en général quand on veut réduire la violence urbaine, on évite ce genre de mesure sportive un peu olé olé !
Dès mon arrivée, j'ai compris que le foot était une histoire de religion, à Marseille, on ne prévoit pas de réunion importante les soirs de match de l'OM. Ici, les matchs sont deux fois par semaine, je vous laisse imaginer le taux de productivité at work ! Les deux équipes favorites sont "Gallo" traduit par "coq" celle à laquelle j'ai adhérée par commodité et aussi parce que j'ai certainement eu au moment de mon choix, ce joli chant coquetier français qui a resurgit.. , et "Cruzeiro" qui signifie "étoile filante".. à laquelle je n'adhère pas pour cause d'erreur sur la nature de l'objet associé à l'appellation.. on appelle "étoile filante" un cheval de course qui court à Longchamps, pas une équipe de foot brésilienne..
Le Minaerao est le stade de foot de belo Horizonte, aussi grand que le stade de France avec un niveau sonore comparable à celle d'un mixer lors d'un milkshake a la banana.. 
Une ambiance qui vous prend au tripes avec des chants obscènes et du Brésilien en furie. Roberto de la Vega à coté de moi, a vécu le match jusqu'à la 90e minute, en scandant en moyenne toutes les 30 secondes " Filia de puta", "Juris, Va tomar no cu**" et a limite fini en pleurs car il y eu match nul.. meu Deus, on a pas idée de se mettre dans ces états là pour 3 mecs en short et soquettes qui courent après un ballon..
**cu : mot assez transparent s'il l'on considère uniquement la phonétique

" La jeunesse n'est pas faite pour le plaisir mais pour l'héroisme.." André


C'est arrivé le week end dernier, on se serait cru un vendredi 13, le genre de cumul d'étourderies typiques qui vous fourre dans des situations à sueur froide..

1) Le bus qui ne passa jamais devant la Padaria** 
** Padaria, traduction littérale "boulangerie", trés usité par les novices de la langue brésilienne dont le premier ami en terre du Tanga s'appelle Assimil. "Où est la boulangerie ?" " Onde é a Padaria ?". Roberto de alveira lopes dirait " Onngé ééé a Padaalia poww favouww ?" . Donc sorte de boulangerie où l'on vend également de quoi recoller le vieux papier peint donc finalement cela équivaut plutot à une épicerie genre Bricorama-fauchon..
Reprenons donc le fil de notre histoire, il faut savoir qu'ici le réseau des bus est assez efficace, un trajet d'une 20e de km peut être effectuer en 20 minutes montre en main. Les bus fonctionnent par numéro et par couleur et ne s'arrêtent pas pour laisser descendre les passagers : il faut littéralement sauter du bus pour tenter d'atterir à peu près où l'on veut sur le trottoir... ( à peu de chose près, je me revoyais dans la peau d'Odile Deray - DE-RAY ). Donc le week end dernier, j'ai pris le bus devant une padaria dans le quartier où j'habite, à Buritis, pour me diriger dans le coeur de la ville où réside une grande partie de mes amis français,à Savassi. A l'aller rien à signaler, je saute au bon endroit et rencontre comme convenu mes potos autour d'une bonne douzaine de pao de queijo ( la boule de fromage.. qui suinte le beurre ). 
Le retour a été un peu plus épique : je cours pour monter au bon endroit direction Buritis, et après une bonne 15e de minutes, le temps réglementaire, toujours pas de padaria. Il est vrai qu'on a été ralenti par un vieil homme avec une canne qui voulait monter donc pas d'inquiétude outre mesure.. jusqu'à arriver au terminus, dans un quartier à architecture assez moderne, de la taule,des briques et des gangs.. Si je suis ici aujourd'hui... c'est bel et bien grâce à Matheus, le vendeur de tickets du bus, une 30 e d'année, la bedaine bien pleine de bière et le cheveux frisé qui m'a pris sous sa coupe, m'a donné un chewing-gum et m'a indiqué comment reprendre le bus dans l'autre sens.. ça n'a duré qu'une bonne heure mais j'ai pris des rides de stress sous les yeux.. et encore une bonne raison d'obtenir mon permis de conduire un jour..

2) Tout ça pour une mauvaise ampoule ou l'hôpital public brésilien
Après un bon déjeuner du dimanche qui vous blinde pour le mois, Yanet** et moi avons décidé de prendre nos tongs à notre cou et de marcher en direction de la Praça de Papa une superbe place qui offre un panorama exquis sur la ville ( il fera l'objet d'un autre récit.. ). Le brésilien de Belo Horizonte n'aime pas marcher, il prends sa voiture pour descendre ses poubelles..( je plaisante ) mais nous nous devions de digérer et nous sommes engagées dans une marche de plus d'une heure jusqu'au Panorama ( 3000m- 5m de dénivelé- des tongs en plastoc) et durant cette marche, j'ai contracté une ampoule qui s'est averré être un vrai calvaire pour mon entrainement de running.. il a donc fallu agir rapidement et envisager une opération anti chaussures trop serrées ou ongle qui aurait mal tourné! 
Ici les médecins sont dans les hôpitaux, nous sommes donc allées avec une infirmière tante d'une amie de la cousine de la grand mère de Luana.. ( juste une amie ) dans un hôpital public où elle avait un ami médecin.. 
Dans ce genre de structure les soins sont entièrement gratuits mais les locaux insalubres, les infrastructures vieilles de mille ans et le temps d'attente inestimable. Luana me disait que là résidait la véritable fracture entre Brésil développé que nous cottoyons tous les jours et Brésil délaissé par un Etat corrompu. Le systême scolaire est lui aussi trés inégal n'offrant de structures adéquates qu'aux gens étant capable de payer trés cher leurs études et ce dès la maternelle.. L'étranger fait prendre du recul  sur les structures économiques de son propre pays.. et quand j'étais dans cet hôpital, j'étais encore plus persuadée que le systême public, c'est de l'or en barre mec !

dimanche 19 juillet 2009

Vis ma vie de Marie-JO




Dimanche, 6h40, Luana me réveille en catastrophe, lavage de dents, débarbouillage et baaam, direction "Lagoa de Pampulha" ( c'est assez transparent comme nom mais toute l'histoire s'articulant autour du nom du lieu, je traduis : "lac de Pampulha"** ).
** Pampulha un quartier excentré de Belo Horizonte mais extrêmement riche, un petit coté bassin d'Arcachon.. 
Ca faisait un mois qu'on se préparait avec la running team de la Fundaçao dom Cabral, je suis arrivée et direct, on m'a dit.. "ici on court et on court longtemps alors en condition querrrida".. pas plus mal vu tout ce qu'on mange.. mais les brésiliens sont un peu américains de ce coté là, des club de gyms qui transpirent le muscle à tous les coins de rue et des lieux dédiés à la course à pied comme le quartier de Belvedere (NDRL béélvééderrri ) où les coureurs, souvent torses nus ou poum-poum shorts s'entrainent dans la rue.. des parcours sont prédéfinis avec des marques au sol et des stands de ravitaillement en boissons énergisantes.
Et ce dimanche donc, on a participé à la Course d'hiver organisé par la marque tribande mondialement connu, une course pour chaque saison, on avait le choix entre 5 et 10 km j'ai choisi 5 km assez raisonnablement.. car j'étais à bout de souffle après 31'39.. du record ! Un parcours vraiment canon autour d'un lac, un monde, on a pas idée.. et des marie jo perec à gogo.. le vainqueur de la course 10km est arrivé en mm temps que moi.. comme quoi.. à 5 km près je rafflais l'or..

jeudi 16 juillet 2009

Le Caipivara, ce poney marin...


Depuis mon arrivée, j'ai appris moultes choses sur la culture brésilienne ( ** cf : tout savoir sur la Braziblonde, à venir ).. rencontré un nombre incalculable de gens chaleureux et intéressants.. mais je n'ai eu que très peu l'occasion de me confronter à la faune locale jusqu'à la découverte du Caipavara sur le bord du lac au bord duquel je travaille..

Chacun y verra son propre animal imaginaire pour moi c'est : un poney à poils long, avec une tête de castor des pattes de phoque et les qualités sous-marine d'un pingouin..
à débattre...

Des porcelais qui pendent et de la bière-à-la-morue..hiouuuuu



C'était samedi dernier, sur un coup de tête vaaaaamos...avant un anniversaire dans un club de samba au chanteur canonissime ( le premier vrai canon brésilien repéré mais marié.. forcément..**)

** Belo Horizonte : une démographie aux allures de harem géant ==> ici, tous les brésiliens soutiennent que les plus belles filles du Brésil sont ici.. à Belo Horizonte, et que la démographie a de quoi faire bouillir toute la téstoterone du mondooo.Les proportions sont les suivantes : un homme pour 6 femmes.. à ça, on peut ajouter une importante communauté gay, la gay pride ici est un événement apparament.. elle aura lieue dimanche.. donc si on fait le compte, c'est soirée pyjama entre filles canons..

Donc c'était samedi dernier, sur un coup de tête vaaaaamos.. em Mercato Central, un marché qui s'apparente pas mal à un souk d'Afrique du nord on y trouve de tout, des gros bides remplis de bière et des hauts talons, de manière assez désorganisé et le mélange des odeurs y est souvent un peu particulier.. on y est allé un jour de match de foot, à 11h du matin, tout le monde à la bière et au torismo, le gras de porc qu'on mange comme des frites.. avec un petit dej français à coté, on aurait l'air de vraies moumoun' ( emprunté du canadien )

Pour fêter leur graduation, les étudiants terminent trés souvent leur soirées de "Formatura"**  au Mercato Central à boire des bieres à la morue..hiouuuuuu... l'haleine est un peu chargée en général après.. 

**La Formatura : une fois par an assimilable à la prom' américaine, valeur de 140 reals soit 50e qui cloture 4 années d'études supérieures.. NDRL : immenses orgies d'alcool auxquelles on ne va qu'après avoir cotisé pendant toute sa scolarité.. en général la mixité est assez peu respectée dans ce genre de soirée, c'est plutot ambiance tanga que caleçon..

San Antonio fait sa festa Juhnina..




On m'a dit, "on va aller à la campagne ce week end tu verras.. on pars fêter un saint.. c'est une fête un peu particulière, on se déguise en paysans, on se dessine des furoncles sur la figures et on danse la quadrillas autour d'un feu.." hein quoi?? encore un délire brésilien.. 

la chlo en deux deux emboucanée pour cette fête qui s'annonçait au haricot rouge et à la cachàça.. et ça n'a pas loupé.. 
 J'ai appris à danser le "Forro" une danse locale assez sensuelle dans la robe violine de Laura Hingels ( une pièce de collection pour tous les amateurs de grands costumes.. ), à chanter la samba au coin du feu,à faire des concours de plus de morçeaux de peaux de porc grillés fourrés dans la bouche et à faire péter des pétards dignes du 14 juillet... Mardi gras à coté c'est de la nioniotte..

lundi 6 juillet 2009

Après l'arrivée la verdade vida..




Voilà maintenant trois semaines que j'ai commencé mon stage à la Fundaçao Dom Cabral, Nova Lima, Minas Gerais.. ( l'adresse ici est comme le nom de famille.. de 3km de long avec un accent à forte consonnance samba lambada.. ). FDC est une business school brésilienne qui vend exclusivement de l'executive training made in Brazil. Elle est assez réputée ici car elle a des partenariats prestigieux dans le monde notamment avec l'INSEAD en France, la Wharton business school aux states tsé..  

L'histoire de cette école est assez insolite, le créateur qui en est encore le directeur actuellement,un homme d'une soixantaine d'années, a importé ici, à Belo Horizonte, le concept de HEC qu'il a découvert dans les années 70 à Paris. 

L'international et le management durable sont les piliers des programmes proposés aux top executives ici.. le seul hic, c'est le monolinguisme Brésilortugais.. qui me pose souvent pas mal de problème mais plus pour longtemps car Monica de Alveira de Costa, ma professeure avisée de brésilien travaille d'arrache pied pour m'inculquer la lingua !

On travaille dans un cadre assez fabuleux, au bord d'un lac au milieu des montagnes de forêt vierge, à environ 20km de Belo Horizonte ( prononcé Bèèlow Horizontche )
Le département marketing dont je fais désormais partie est top, avec une équipe jeune et ambitieuse dans laquelle j'ai assez vite trouvé ma place. On travaille à l'américaine, dans des cubicles et on a des cours de streching tous les 2 jours.. la culture du corps ici est un autre sujet dont je pourrais vous parler trés longuement.. dès que j'arborerai  mon 90 D siliconé !

Voce falla portuguese?

Supprimer la mise en forme de la sélectionNao nao... not yet pas encore, nao entendao.. 

Voilà maintenant deux semaines que j'ai quitté la France pour le pays des peaux bronzées et de la viande à tous les repas..
Alors d'abord il y a elle, Luana, chez qui j'ai atterri après 12h de vol via Sao Paulo, 5 repas aériens à base de haricots rouges ( les feijaos ) et de riz.. la base locale ! Quand on arrive au Brésil, on s'attend à trouver une chaleur moite un peu désagréable qui nous fourre une peau d'adolescent ronchon mais en juin, c'est l'hiver, alors on débarque en t-shirt un peu léger pour faire " locale" et on s'attrape la grippe porcine.." la gripa suine" 

Ce que j'ai aimé c'est : la façon dont on est salué, de bons gros hug des familles avec un "muyto prazer", une bise du coté droit et une serrade bien chaleureuse, la première Feijoada ce plat historiquement préparé par les esclaves noirs à base de reste de viande de porc délaissé par les riches colonialistes, bien lourd comme il faut, comparable à notre choucroute française mais avec lequel on pourrait faire éclater un jean taille 52 tant on a tendance à ne pas lésiner sur le coup de fourchette. 

Ici les films sont en anglais sous-titré portugais et on ne rigole pas au même moment au cinéma..et à la place des pop-corn, il y a les "pao de queijo" des mini-boules de pain au fromage fourrées à l'huile, le genre "chouquettes adictive.."

Et ici la première présentation se fait autour d'un verre de caipirinha à base de cachaçà locale. 1 cachaçà = 3 pastis. En général, une ça suffit, deux on chante bras dessus bras dessous avec des inconnus en portugais, trois on est pris pour un russe.

MG ?? mickael Geakson? mais naaan Minas Gerais

Belo Horizonte,capitale du Minas Gerais ( MG) est la 3e ville du Brésil après Sao Paulo et Rio de Janeiro. Intraduisible mot pour mot si ce n'est une ville à perte de vue.. si étendue que Marseille à coté c'est un village en losère..
Ici les favela existent mais ne sautent pas aux yeux même si après 10h du soir on ne s'arrètent plus au feux rouge de peur qu'on nous carjack l'auto.. Les résidences luxueuses entourées de barbelés jouxtent des cabanes en tole..Toutes les portes sont blindées, les vitres des voitures fumées et les routes cabossées.. 
Mais les gens sont tellement souriants et accueillants qu'ils nous font vite oublier que l'insécurité si décriée en Amérique latine existe aussi ici.