lundi 28 septembre 2009

SP ou l'anti-mythe du Sapeur Pompier






Il n'est pas rare d'avoir l'occasion de 
se rendre à Sao Paulo lorsqu'on est un travailleur acharné au Brésil.. Sao Paulo est LA fourmilière du Brésil, la capitale économique reléguant Brasilia à Nouillorc, la ville qu'on croit d'envergure mondiale mais qui se révèle être une bourgade... une grande  ville parsemée de bâtiments administratifs aux rues désertes.. 

La Fundaçao dom Cabral où je travaille a une antenne à Sao Paulo mais je ne m'y suis pas rendue dans cet intérêt.. un ami d' Euromed faisant son échange universitaire à Sao Paulo m'a dit.. " 26 septembre, Seu Jorge_ bel homme au look surranné, peau chocolatée, baggy et cheveux crepus sous un panama troué et à la voix incroyable_  en concert.." j'ai dit banco !

Il m'aura fallu un week end entier pour avoir un bref aperçu de Sao Paulo**. A écouter le Paulisto _ l'habitant de Sao Paulo_ la ville change de visage le week end : la ville grouillante d'hommes et de femmes d'affaires en costume et tailleurs taille basse au traffic incontrôlable devient une ville aux rues parsemées de badauts en short et havaianas déambulant lentement dans des avenues quasiment désertes. Le Paolisto est intelligent, grand et galant, mais mou.. rien à voir avec le Carioca dont le soucis principal est l'allure corporelle et occupe la majeure partie de son hippocampe... autant vous dire, quelle déception  : le Paolisto est L'ANTI-MYTHE du sapeur pompier !

La ville comporte une grande artère, l'avenida Paulista, où je logeais chez Johan, le long de laquelle s'organise plusieurs quartiers. Celui de jardins, où l'on trouve de grands magasins luxueux donnant l'impression de se balader dans le Greenwich Village New Yorkais. En remontant un peu plus au nord, on accède au centre _ le "Centro" pas vraiment au centre géographiquement mais là où l'on trouvera le Mercato Municipal et la Praça da Sé. L'escale au Mercato Municipal_ ce grand marché couvert au mélange d'odeurs un peu écoeurant après une bonne choucroute _ a été l'étape gastronomique du week end.. le long des étales où s'amassent les promeneurs du samedi, on trouve des sandwich d'un mètre de large contenant 10 tranches de mortadelles, des coupes de fraises au chocolat et chantilly.. autant vous dire qu'en ressortant.. on ne passe plus à deux dans la porte d'entrée ! 

La Praça da Sé est aussi trés connue dans l'imaginaire étranger, une grande allée pavée bordée de palmiers au fond de laquelle siège la plus grande cathédrale gothique de la ville.. Dans cette allée notamment, on peut faire du karaoké, acheter des horreurs à stocker dans sa vitrine poussiéreuse et faire du skate torse nu..

Enfin Le quartier de Vila Madalena, un quartier vivant essentiellement à partir de 18h et trés assimilable à Belo Horizonte : une enfilade de bars où les supporters des équipes de foot de Sao Paulo viennent se bastonner et vider des fûts..

La perle du week end, ce fut Seu Jorge en concert dans le quartier de Moema, une grande salle de concert où la fosse est bien plus conviviale que les tribunes.. et Ton Jorge.. quelle voix.. "Pretinha" !

** Sao paulo, 18 millions d'habitants, des favelas releguées en périphéries donnant une impression de grande capitale assez sûre, première ville d'émigration japonaise et italienne devant les Etats Unis.. autant vous dire.. une semaine sur deux c'est sushi margarita - pâtes au saumon façon Osaka..

C'est infernal, ça jazz ici.. j'ai les oreilles qui sifflent !










Le premier week end de Septembre, un jour seulement après les "Uai Folia" me voilà dans l'auto pour Ouro Preto* et son festival de jazz...

"mais c'est un programme de vioc' ma parole !
- non jacky, ton papa et moi on aime beaucoup..."

* Cette petite ville coloniale que je n'avais visitée qu'à mon arrivée dans un froid polaire sous un crachin breton m'est apparue sous un autre jour : du soleil, des dreadlocks, des chiens de traîneaux et des familles.. tout le monde réunit pour assister à ce festival de jazz annuel " Tudo é jazz" qui avait pour thème principal cette année "la France".

Lors de ce festival, il y a eu des fanfarres dans la rue, des quartet ennivrants et un bon nombre de groupes français, brésiliens, américains venus jouer pour le plus grand plaisir des amateurs de ces airs lounge, manouch, sambaisés... il y a eu du swing !

Contrairement à ce que l'on pourrait penser d'Ouro Preto.. "rolala ça sent la ville poussière à 12 km", 70% de sa population est étudiante à l' UFOP, Universidade Federal de Ouro Preto. Cette université mets à disposition de ces étudiants des grandes collocations publiques où les étudiants vivent à 10 ou 12.. de grandes maisons mises à disposition des visiteurs entre 20 et 30 ans désirant venir à Ouro Preto profiter des soirées cachàça et samba dans les rues.. 
Le carnaval est parait-il à Ouro Preto, inoublurp-iable !

Bah-ia carnaval ici.. de la foliaaa !


Les "Uai Folia".. c'était le premier week end de septembre.. exactement 6 mois avant le vrai carnaval.. tout d'un carnaval, l'ambiance " bouge tes hanches devant derrière, salsa, hip and hop reviens "...

Le principe de cette fête est de revivre ou de préparer le carnaval Bahianos à Belo Horizonte, il a eu lieu dans un endroit dédié aux fêtes de cette ampleur... 3000 personnes vêtue d'une guenille en forme de t-shirt reflêtant l'endroit où l'on va passer la soirée, dans des "camarotes"_ aisément traduisible par espace VIP, juste un endroit où l'on doit gravir une montagne de marches et où l'on est pas tant pris aux tripes _ ou sur la "pista", le coeur de la fête ! Comme le carnaval de Bahia, les artistes de Axe tels que "Chewing gum à la banane", Ivete, Asa jouent sur un camion qui défile en plein air à travers la foule.. un petit coté gay pride sans les plaquettes d'abdos des gogos... 

Dans ce genre de fête, il y a une rêgle :" tends l'oreille pour l'axé et lâche toi, car ce soir c'est rentabilité !" embrassades et embrassades.. sans retenue même si quelques fûts de bière ne sont jamais de refus pour désinhiber les foules... une sacré partie de rigolade, et un aperçu trés pédagogue sur le vrai carnaval bahianos de févreiroooo

vendredi 18 septembre 2009

Ici c'est pas johnny, c'est Ivete..



J'y pensai depuis longtemps, c'était dans ma liste sous "apprendre à cuisiner la feijoada": faire un top 10 des chanteurs les plus écoutés au Brésil.

Il y a les piliers et les nouveaux.. une dizaine de type de musique avec des noms à consonnance brésilienne.. Pagode, Axe ( prononcé "aché"), Certanejo ( genre chanteurs de la star ac', toujours deux hommes, d'une 20e d'année environ et toujours avec des appareils dentaires ), Samba, Samba rock, Funk de Rio et bien d'autres...
Ivete Sangalo, c'est la chanteuse d' Axe la plus connue ici, elle est enceinte en ce moment donc je ne sais pas si j'ai envie de la voir... les seuls commentaires que j'ai entendu ici sont.. "mais elle est méconnaissable, elle a pris 30 kg.." alors à moins que ça ait été un coton tige, là elle doit plus pouvoir se déplacer.. "Axe" c'est un type de musique de Bahia, joué surtout pendant le carnaval.. trés rythmé avec des paroles de la profondeur d'un pédiluve mais quand on ne comprend pas les paroles.. ça nous prend aux tripes et on danse jusqu'à devenir cudjate ! Ivete est tellement connu qu'elle a déjà donné plusieurs concert au Maracanha, le stade de foot de Rio pouvant accueillir le double de participants du stade de France. 
Il y a aussi "Chicletes com banana" qui signifie "chewing gum à la banane", l'un des groupes d'axe bahianos les plus connus du Brésil.. 
Et puis vient la Samba avec Jorge Benjor, celui qui a écrit " meu pais é tropical" et qui est un des pères de la samba, on l'écoute agréablement lorsqu'on court 5km autour d'un lac.
La Samba Rock avec l'une de mes révélations, Seu Jorge, il donne un concert auquel j'assisterai à Sao Paulo le 26 septembre. Il a une histoire assez particulière puisqu'il ramassait des cartons dans la rue avant d'être repéré pour écrire et sortir un album.. un exemple de persévérance ici..
Et puis il y a Marcelo D2, une musique un peu rapée mais c'est mon coté Marseille ça...
Enfin le certanejo, Luana en est fan.. j'ai été à plusieurs concerts avec elle, c'est vrai que c'est séduisant mais je pense que ça l'est encore plus pour les brésiliens.. puisqu'à chaque fois tout le monde chantait en feignant d'avoir un micro dans les mains.. c'est un peu notre "conemara"...
Alors pour remplir sa discothèque i tunes de soleil, je vous recommande de télécharger :
Ivete- A Festa/deixo/nao vou ficar
Jorge Benjor - Pais tropical/Por causa de você menina
Chicletes com Banana - au choix.. elles sont toutes bacanaaaaa !
Seu Jorge - Tive razao/ Burghesinha /Mina do condominio / Pessoal particular
Marcelo D2- Desabafo
Jao Bosco e vinicius - Chora me liga

Prends ta lampe torche et cours..


On l'avait faite de jour.. mais de nuit.. ça n'a pas le même piquant.. tous de noirs vêtus, une piste de disco à l'arrivée.. On a courru un samedi soir de septembre, la FILA night race..
Une ambiance trés brésilienne : du torse nu et des cheveux jusqu'au pied volants dans le vent.. 
J'ai couru les 5km avec grâce et élégance **, au beau milieu des 5000 personnes présentes pour trottiner autour du lac de pampulha.. à 5000 c'est tout de suite plus convivial.
** effondrement sur la dernière barrière de la ligne d'arrivée qui m'a valu une interview.. " oulalala elle a l'air vraiment dans l'ambiance de la course celle ci, on va l'interviewer"... et dans un portugais impeccable, un peu haletant genre "attends, on passe sous un tunnel, on capte plus là.." mais impeccable j'ai donné mes impressions sur cette course de nuit plutôt atypique.. 
"Quelles sont vos impressions sur la course mademoiselle ?
- Laissez moi passer, il faut que j'aille m'allonger..."
Mon temps, 33 minutes, une minutes de plus sur le même parcours que la dernière fois, il y aurait de quoi s'énerver sur Gigi à l'arrivée de la piste du Critérium.. 
" bah oui jérôme.. t'es mauvais, t'es mauvais..
- oh toi ta gueule la conne.."

"Shi tu vaaaaaas à Rio..." n'oublie pas tes bottes en plastoc' !














Le 7 septembre, c'est l'équivalent de notre 14 juillet français, c'est férié, et ça se fête.. Alors quand on m'a dit " le week end du 7 septembre, c'est le semi marathon de Rio*" moi j'ai pris mes tongs et mes jumelles_ car courir, ce n'était pas envisageable, je travaille trop.. je ne peux pas tout faire.. déso ! _ et j'ai parcouru les 500 km qui séparait Belo Horizonte de Rio de Janeiro pour aller passer un week end en Tsonga* au bord de l'Atlantique!

* 17  000 personnes, 21 km de souffrance, 240 tonnes de muscles, 17 000 paires de fesses silliconnées et un parcours de rêve le long des plages de Leblon, Ipanema et Copacabana..
* le Tsonga, traduction littérale du portugais est un bikini tellement minuscule que ça en devient ridicule.. les naturistes à coté.. on les prendrait presque comme habillés pour le pôle nord.. A ne pas confondre avec  le joueur de tennis français.. "aucun lien fils unique"

Rio est une ville fascinante, aussi étendue que dangereuse, elle abrite l'une des plus grosse Favela du monde, Rossigna où rêgne une telle violence que les cariocas vivent dans la crainte lorsqu'ils passent à son abord. Incroyable aussi, l'océan au pied d'une mégalopole.. plages de sable blanc fascinantes où l'on se repère grace à l'emplacement des postes de secours et au mec torse nu surmusclé là bas... 4e fesses silliconnées à droite.. ( jalousie européenne certainement.. ). La fraîcheur et les vagues de l'Atlantique font de Rio un grand spot de surf et de beach volley_ aie aie aie calliente ! 

Rio héberge aussi l'une des merveilles du monde, le Cristo Redentor perché là haut, sur le Corcovado offrant une vue panoramique éblouissante sur la baie de Rio, l'une des plus belles du monde ! On sue pour y monter _ tellement serrée dans le minibus qui nous dépose au pied de la statue_ mais quel spectacle !

La nuit carioca est aussi une des grandes particularités de la ville, le quartier de "Lapa" ( lapin avec un "a" ) rassemble une foule chaque soir s'amassant dans les bars à samba et autres botecos en tout genre.. on s'y arrête pour prendre une bière entre amis et dégustez des bolhinos de bacalhau ( ces boules de morue frites.. ). Nous on a testé le "Rio Scenarium", l'une des boites de "samba rock" les plus réputées de la ville. Située dans Lapa, on y danse exclusivement la samba et la cachàça y coule à flot.. Trois étages pour nous plonger dans l'ambiance carioca, ce soir là, il y avait beaucoup de Minaero de Belo Horizonte et une ambiance "bouge tes hanches débutant va !" qui nous a conduit jusqu'au bout de la nuit. "tcha tcha tchin tchin" !

Le Carioca, cet habitant de Rio mérite un petit paragraphe, ça vaut le détour caractériel. Il a un accent à couper au couteau qui correspond tout à fait notre imaginaire portugais : " chaurais beshoin d'une chaushette sheshe shil vous plaich".. d'un drôôôle.. L'entretien du corps fait partie de la culture carioca et il n'est pas rare de voir des papi de 80 ans courir le long des plages.. édentés aux cuisses fermes.. enfin une culture de la fête assez invraisemblable.. lors du carnaval les écoles de samba défilent 5 jours durant et " si tu dors, t'es mort !"

Le bémol du week end, c'était le temps british, couvert le samedi et un mauvais crachin le dimanche_ paye ta bretagne _ mais le lundi, quel bonheur ! Passer sa journée à mater les surfers sur la plage de Barra,  en sirotant de l'eau de coco à même la noix, on s'y croirait.. Pour sûr j'y retournerai !

jeudi 3 septembre 2009

Inhotim ou les ficelles de l´Art brésilien..



Tout le monde m´en avait parlé..

Luana et le guide du routard entre autres... et c´est par un bel apres midi d´août brésilien _ on met juste les choses au clair pour justifier la paleur de mon teint : 16 degré, la canicule canadienne quoi.._ qu´on a decidé d´aller se cultiver.. direction INHOTIM** ce musée d´Art contemporain en plein air qui fait la fierté des Minarao ( ceux qui vont dans les mines.. mais non.. les habitants du Minas Gerais ) et rivalise avec l´aura internationale dont jouit Ouro Preto.

Ce musée est unique en son genre de par sa curieuse mise en avant des oeuvres d´Art qui sont toutes expérientielles : en terme moins " déso j´ai fumé un join et je suis partie trop loin" on entre des des bâtiments de béton blanc parsemés dans les jardins pour y expérimenter toutes les oeuvres d´Art. on écoute des coeurs, on entre dans des salles remplies de sel, plongées dans l´obscurité,on traverse des jardins épurés taillés au poil.. on nourrit des oies..

Une oeuvre m´a particulièrement marquée : une salle dans laquelle on est invitée á se placer au centre et autour de nous sont disposés en cercle une 50e d´enceintes retransmettant une chorale.. et lorsqu´on s´approche un peu plus de chaque enceinte, on distingue aisément chacune des voix des choristes..une belle idée!!

** il y a une légende amusante sur le nom de ce musee.. apparament ça date un peu mais bon.. c´est intéressent de savoir !! la région de ce musée appartenait a un grand seigneur appelé Tim et ses esclaves un peu feignasses,pour éviter de l´appeler Monsieur Tim _ traduction portos Senhor Tim_ l´appelait à peu de choses près "m ´sieu Tim" dont la traduction littérale est "Inho- Tim"... et le voilá le jus d´orange !

jeudi 27 août 2009

" Mas que Na-tal..." qui passe au croco'bar !




Il y a eu du bikini et de la chasse aux crocos de nuit... 10 jours dans le nord à sentir la chaleur do braziouuuu ! 

Jeudi 13, j'ai  fermé mon "baise-en-ville"**direction le Nordeste, cette région du Brésil réputée pour détenir les plus belle plages du Brésil malgré un niveau de pauvreté trés élevé... Charles Aznavour n'avait pas complètement tort...

Je suis partie retrouvée une amie de Marseille, Anaelle sillonant le Brésil depuis dejà 20 jours avec quatre amies toutes autant plus "funky" les unes que les autres.. Une franche rigolade avec cinq personnalités trés appréciables...

1) il y a Anaelle, dite anouche la reine du couscous, Anaelle est ma voisine de Marseille.. on ouvrait nos volets ensemble et bien souvent on utilisait des pots de yahourt, ce moyen de communication de l'ère moderne pour s'inviter à diner... une crême...

2) Puis Laura Alter, je vous laisse imaginer les jeux de mots.. "Alter t'es lourde..".Laura fini ses études de pharmacie, elle ne sait pas encore où elle va devoir délivrer du doliprane, mais une chose est sûre... elle traitera ses patients avec beaucoup d'humour.. "oh bah rien qu'une petite tumeur monsieur gégé.. demain on vous enlève ça et lundi.. hop hop on vous remet votre canne entre les mains". Signe particulier : est capable de perdre son passeport dans la jungle.

3)et Julie et Sarah, dentistes activistes : on brosse de haut en bas et pas à la mode grattage de  la cuisinière entartrée. Elles aussi, capables de bien des exploits : embrassades d'iguane et pêchage de piranha à la chaine.

4 ) et Caro qui est arrivée pour un roadtrip d'un mois avec des ongles French manucurés et de quoi se vêtir jusqu'en 2040. 

Me voilà donc partie avec ces 5 personnalités en buggy depuis Natal, la capitale du Rio Grande do Norte, jusqu'à Fortaleza, celle du Caera. Après avoir foulé le sable de "Praia da Pipa"_ la plus belle plage des alentours de Natal dit-on assez justement_ nous avons enfilé nos bikinis et lancé nos cheveux au vent pour 4 jours de périple le long de la côte à bord de 2 buggys conduits par Moal et Roberio, ces engins à base d'adrénaline assimilable aux voitures de playmobile décapotables. 

Le trajet a été rythmé de paëlla improvisée chez des promoteurs brésiliens passionnés par la France, de couchers de soleils sur les dunes, de baignades sur les plages désertes et d'un parcours de plus de 800 km dans le sable.. je vous raconte pas l'état de nos fesses... Beyrout !
Puis Mercredi 19, après avoir quitté Canoa Quebrada, ce spot de kitesurfer au teint un peu douteux, nous avons rejoint Fortaleza pour nous envoler vers l'Amazonie. Une toute autre experience allait s'offrir à nous, finit les 30 degré de chochotte et place aux 40 degré 99% d'humidité et de quoi faire ressembler un sumo à Kate Moss en moins d'une demi heure.
Manaus, la capitale de l'état d'Amazonie. Une grande ville bordant le fleuve amazone qui compte plus de moustiques que d'habitant mais aux airs de ville colonisée fourrée en plein milieu de la jungle. Il nous a fallu parcourir 90 km pour atteindre la vraie jungle. Après la rencontre des eaux  _ sur 14 km le Rio Negro au pH acide assimilable à la Seine et le Rio Solimoes au pH basique à la couleur d'un bon vieux ricard reste séparés et finissent par se fondre pour former le fleuve Amazone _ nous avons atteint le lodge où nous allions passé une nuit et vivre au bord du Rio negro, exempt de tout moustique dû à l'acidité de son pH.  
Il y a eu des piranha, des crocodiles, des guides grimpant en haut des arbres pour nous balancer un paresseux, des migales grosses comme une main, des fourmies mangeuses d'hommes, un passeport égaré, 5 bouteilles d'anti moustique et des paysages incroyables au coucher du soleil.

La ville de Manaus n'était pas incroyable exceptée le centre historique relatant un passé colonial à l'architecture caraibéenne. joli quoi !

Puis le retour, après avoir passé 10 jours ensemble, a été une  réelle épopée de larmes, on a failli déployé "SOS eaux en détresse". Elles sont parties pour Rio faire la bamboula à Lapa et je suis rentrée des souvenirs plein la tête vendre mes programmes pour CEO... à choisir voyager ou se sédentariser... je choisis le monde sans hésiter !

** expression lyonnaise signifiant sac de voyage de petite taille permettant d'accueillir le nécessaire de survie en temps secs et ensoleillé : à savoir 3 string séchage rapide, autant de bikini, t-shirt maille légère manche extra-courtes, anti mosquito qui vous enfume une pièce en deux pshitt,crème solaire pour endive en manque de soleil_moi, une cerpe anti fougère intra forêt amazonienne.
*** mention spéciale : le lien rattaché au titre de cet article donne accès à l'album photo du voyage.

mercredi 5 août 2009

Tchi Ki Tchi Ki tim



Imaginez un bar bondé, une odeur forte de cachàça qui vous déboucherait un chiotte et un chanteur aux airs de gustavo Kuerten grattant sa guitare avec une grâce inégalable, nous enivrant de sa voix suave et d'une samba plumesque !

Meu deuuuus, c'était hier soir, une première vraie expérience de samba**, on m'a saisi tout à coup, je me suis retrouvée ni une ni deux collée sérrée dans les bras de Luciano, un beau black fin comme un coton tige sans une once de gras au déhanché qui aurait de quoi faire pâlir tout le Moyen Orient. Il s'était mis en tête de m'apprendre la samba, j'ai écouté et suivi ses pas avec la raideur typique des européens de l'Ouest mais Luciano les biceps en béton / débardeur jaune m'a assurée qu'avec quelques cours particuliers.. je danserai telle une carioca seins nus à plumes de coyotte !!
Voici un petit aperçu de ce qui aurait pu être photographié si quelqu'un avait réagi plus rapidement : mes plumamigas et moi , Luciano et moi ( à la marseillaise... car  le grand écart.. hein quoi?? )
** la samba : contrairement aux danses de salon européennes beaucoup plus institutionnelles, la samba c'est du powerplate version zouk, en 3 temps, "tchi ki tchi ki tim", on est projeté au coeur du Brésil qui fait bouger nos hanches sans retenue !! oléééé

vendredi 31 juillet 2009

Curiositadas


quelques curiosités du pays où le maillot de bain, c'est une ficelle et deux gommettes 

1) culinairiosités
  • l'avocat ne se mange pas, il se boit, avec du lait et du sucre dans un grand verre à cocktail.
  • l'ASAI ( prononcé "assailli" ) est le fruit à l'apparence "eat my poop" et se mange à la petite. cuillère après 10km de footing anti cuisses de poney.
  • la viande, c'est à tous les repas  accompagnée de riz et puis de frites et de flageots, le mélange "light"
  • La cachàça se boit par petite gorgée et se cuisine à la façon de notre "coq au vin", ici c'est "pied de porc à la cachaça"
  • On ne dine pas le soir, on launche ( "laaaounche" ) un petit pain appelé pain français.. oui je pense.. avec du beurre.. ça révolte les gens que personne ne pense à mettre ni jambon ni fromage mais personne ne fait rien..
  • Quelques gâteries : le brigadeiro, un mélange de lait concentré et de sucre au chocolat.. se déguste après une bonne feijoada si l'on ne veut plus pouvoir bouger pendant 24h / le tourismo, peau de porc dodu grillée / le refrigerente, une boisson gazeuse au goût de pot de colle de CP
2) une démographie atypique
  • 1 homme pour 6 femmes = 1 plouc pour 6 canons au jambes de 20 m de long
  • 17% de la population de BH est gay, une gaypride de grande ampleur début juillet.. de l'hectare d'abdos..
  • peu de blondes, beaucoup de poils, un véritable business de l'eau oxygénée et de l'épilation au lazer
  • le blanchissement de dents est obligatoire à partir de 14 ans et le silicone fortement recommendé dès la naissance
3) le brésilien responsable
  • au Brésil, on trie, il y a en général une poubelle pour chaque matériau tous les 100 mètres : papier, verdure, plastique, et "outros" ( pour éviter de passer 1h à savoir où mettre son chewing gum" )
  • L'eau du robinet n'est pas potable, ou à ses risques et périls
  • il n'y a qu'un seul moyen de régler eau chaude eau froide, pas de thermostat tout dans l'art de ne pas finir brûlé au 5e degré
  • les poignées des portes sont carrées
  • la voiture est indispensable pour aller chercher le courrier
  • On ne s'arrête plus aux feux rouges après 22H
  • les résidences sont entourées de fil barbelés et l'alarme se déclenche si l'on veut simplement discuter la porte ouverte
  • on ne marche pas seul dans les rues après 10h du soir
  • On embrasse allègrement l'étranger pour le saluer, on donne une franche poignée de main quand on est plus intime..
  • on ne jette pas le papier dans les toilettes ou on rencontre rapidement un plombier professionnel !


Aie aie aie, ça bouillonne la culture




C'était dimanche, un après midi qui m'a valu l'épisode de la mauvaise ampoule aux havaianas. Avec Yanet, mon amie mexicaine de Pampulagada do Mechico, nous avons décidé d'aller déjeuner au coeur de la ville dans un de ces restaurant que les brésiliens appellent "churrasquaria" ou " comment repartir l'estomac dans les genoux et de quoi nourrir un village d'Afrique centrale". On a silloné les pentes de Belo Horizonte en tongs avec nos appareils photos genre touristes d'Asie du Sud Est pour arriver jusqu'au point culminant surplombant la ville. Un panorama superbe, et un quartier résidentiel étonnant avec une architecture assimilable à celle que l'on trouve dans les quartiers huppés des states tsé... de grandes bâtisses aux murs de 5mètres de haut surplombés de fils barbelés... avec quelques blocs plus loin, une favela en matériaux bien moins nobles et aux contours bien moins dessinés..

Et il y a eu le Palacio das Artes, assimilable au Zenith parisien. C'était hier soir avec mon ami Joao ( une traduction brésilienne de Jean ) qui m'a emmené voir l'orchestre philarmonique du Minas Gerais, un programme qui aurait pu sembler un peu " my grand-mother program" mais qui s'est révélé être une révélation culturelle. 2h de musique classique, un chef d'orchestre Fabio Mechetti que je n'ai pu quitter des yeux tant il s'investissait avec ferveur dans son oeuvre. Impressionant et beau.

Le Minaerao, ce défouloir pour brésiliens au bord de la crise de nerf


Belo Horizonte c'est comme Marseille, tout le monde aime l'apéro, le soleil et le foot ! Sauf que Belo Horizonte, c'est pire que Marseille, parce que pour le foot, ils n'ont rien trouvé de mieux que d'avoir 3 équipes dans la même ville.. en général quand on veut réduire la violence urbaine, on évite ce genre de mesure sportive un peu olé olé !
Dès mon arrivée, j'ai compris que le foot était une histoire de religion, à Marseille, on ne prévoit pas de réunion importante les soirs de match de l'OM. Ici, les matchs sont deux fois par semaine, je vous laisse imaginer le taux de productivité at work ! Les deux équipes favorites sont "Gallo" traduit par "coq" celle à laquelle j'ai adhérée par commodité et aussi parce que j'ai certainement eu au moment de mon choix, ce joli chant coquetier français qui a resurgit.. , et "Cruzeiro" qui signifie "étoile filante".. à laquelle je n'adhère pas pour cause d'erreur sur la nature de l'objet associé à l'appellation.. on appelle "étoile filante" un cheval de course qui court à Longchamps, pas une équipe de foot brésilienne..
Le Minaerao est le stade de foot de belo Horizonte, aussi grand que le stade de France avec un niveau sonore comparable à celle d'un mixer lors d'un milkshake a la banana.. 
Une ambiance qui vous prend au tripes avec des chants obscènes et du Brésilien en furie. Roberto de la Vega à coté de moi, a vécu le match jusqu'à la 90e minute, en scandant en moyenne toutes les 30 secondes " Filia de puta", "Juris, Va tomar no cu**" et a limite fini en pleurs car il y eu match nul.. meu Deus, on a pas idée de se mettre dans ces états là pour 3 mecs en short et soquettes qui courent après un ballon..
**cu : mot assez transparent s'il l'on considère uniquement la phonétique

" La jeunesse n'est pas faite pour le plaisir mais pour l'héroisme.." André


C'est arrivé le week end dernier, on se serait cru un vendredi 13, le genre de cumul d'étourderies typiques qui vous fourre dans des situations à sueur froide..

1) Le bus qui ne passa jamais devant la Padaria** 
** Padaria, traduction littérale "boulangerie", trés usité par les novices de la langue brésilienne dont le premier ami en terre du Tanga s'appelle Assimil. "Où est la boulangerie ?" " Onde é a Padaria ?". Roberto de alveira lopes dirait " Onngé ééé a Padaalia poww favouww ?" . Donc sorte de boulangerie où l'on vend également de quoi recoller le vieux papier peint donc finalement cela équivaut plutot à une épicerie genre Bricorama-fauchon..
Reprenons donc le fil de notre histoire, il faut savoir qu'ici le réseau des bus est assez efficace, un trajet d'une 20e de km peut être effectuer en 20 minutes montre en main. Les bus fonctionnent par numéro et par couleur et ne s'arrêtent pas pour laisser descendre les passagers : il faut littéralement sauter du bus pour tenter d'atterir à peu près où l'on veut sur le trottoir... ( à peu de chose près, je me revoyais dans la peau d'Odile Deray - DE-RAY ). Donc le week end dernier, j'ai pris le bus devant une padaria dans le quartier où j'habite, à Buritis, pour me diriger dans le coeur de la ville où réside une grande partie de mes amis français,à Savassi. A l'aller rien à signaler, je saute au bon endroit et rencontre comme convenu mes potos autour d'une bonne douzaine de pao de queijo ( la boule de fromage.. qui suinte le beurre ). 
Le retour a été un peu plus épique : je cours pour monter au bon endroit direction Buritis, et après une bonne 15e de minutes, le temps réglementaire, toujours pas de padaria. Il est vrai qu'on a été ralenti par un vieil homme avec une canne qui voulait monter donc pas d'inquiétude outre mesure.. jusqu'à arriver au terminus, dans un quartier à architecture assez moderne, de la taule,des briques et des gangs.. Si je suis ici aujourd'hui... c'est bel et bien grâce à Matheus, le vendeur de tickets du bus, une 30 e d'année, la bedaine bien pleine de bière et le cheveux frisé qui m'a pris sous sa coupe, m'a donné un chewing-gum et m'a indiqué comment reprendre le bus dans l'autre sens.. ça n'a duré qu'une bonne heure mais j'ai pris des rides de stress sous les yeux.. et encore une bonne raison d'obtenir mon permis de conduire un jour..

2) Tout ça pour une mauvaise ampoule ou l'hôpital public brésilien
Après un bon déjeuner du dimanche qui vous blinde pour le mois, Yanet** et moi avons décidé de prendre nos tongs à notre cou et de marcher en direction de la Praça de Papa une superbe place qui offre un panorama exquis sur la ville ( il fera l'objet d'un autre récit.. ). Le brésilien de Belo Horizonte n'aime pas marcher, il prends sa voiture pour descendre ses poubelles..( je plaisante ) mais nous nous devions de digérer et nous sommes engagées dans une marche de plus d'une heure jusqu'au Panorama ( 3000m- 5m de dénivelé- des tongs en plastoc) et durant cette marche, j'ai contracté une ampoule qui s'est averré être un vrai calvaire pour mon entrainement de running.. il a donc fallu agir rapidement et envisager une opération anti chaussures trop serrées ou ongle qui aurait mal tourné! 
Ici les médecins sont dans les hôpitaux, nous sommes donc allées avec une infirmière tante d'une amie de la cousine de la grand mère de Luana.. ( juste une amie ) dans un hôpital public où elle avait un ami médecin.. 
Dans ce genre de structure les soins sont entièrement gratuits mais les locaux insalubres, les infrastructures vieilles de mille ans et le temps d'attente inestimable. Luana me disait que là résidait la véritable fracture entre Brésil développé que nous cottoyons tous les jours et Brésil délaissé par un Etat corrompu. Le systême scolaire est lui aussi trés inégal n'offrant de structures adéquates qu'aux gens étant capable de payer trés cher leurs études et ce dès la maternelle.. L'étranger fait prendre du recul  sur les structures économiques de son propre pays.. et quand j'étais dans cet hôpital, j'étais encore plus persuadée que le systême public, c'est de l'or en barre mec !

dimanche 19 juillet 2009

Vis ma vie de Marie-JO




Dimanche, 6h40, Luana me réveille en catastrophe, lavage de dents, débarbouillage et baaam, direction "Lagoa de Pampulha" ( c'est assez transparent comme nom mais toute l'histoire s'articulant autour du nom du lieu, je traduis : "lac de Pampulha"** ).
** Pampulha un quartier excentré de Belo Horizonte mais extrêmement riche, un petit coté bassin d'Arcachon.. 
Ca faisait un mois qu'on se préparait avec la running team de la Fundaçao dom Cabral, je suis arrivée et direct, on m'a dit.. "ici on court et on court longtemps alors en condition querrrida".. pas plus mal vu tout ce qu'on mange.. mais les brésiliens sont un peu américains de ce coté là, des club de gyms qui transpirent le muscle à tous les coins de rue et des lieux dédiés à la course à pied comme le quartier de Belvedere (NDRL béélvééderrri ) où les coureurs, souvent torses nus ou poum-poum shorts s'entrainent dans la rue.. des parcours sont prédéfinis avec des marques au sol et des stands de ravitaillement en boissons énergisantes.
Et ce dimanche donc, on a participé à la Course d'hiver organisé par la marque tribande mondialement connu, une course pour chaque saison, on avait le choix entre 5 et 10 km j'ai choisi 5 km assez raisonnablement.. car j'étais à bout de souffle après 31'39.. du record ! Un parcours vraiment canon autour d'un lac, un monde, on a pas idée.. et des marie jo perec à gogo.. le vainqueur de la course 10km est arrivé en mm temps que moi.. comme quoi.. à 5 km près je rafflais l'or..

jeudi 16 juillet 2009

Le Caipivara, ce poney marin...


Depuis mon arrivée, j'ai appris moultes choses sur la culture brésilienne ( ** cf : tout savoir sur la Braziblonde, à venir ).. rencontré un nombre incalculable de gens chaleureux et intéressants.. mais je n'ai eu que très peu l'occasion de me confronter à la faune locale jusqu'à la découverte du Caipavara sur le bord du lac au bord duquel je travaille..

Chacun y verra son propre animal imaginaire pour moi c'est : un poney à poils long, avec une tête de castor des pattes de phoque et les qualités sous-marine d'un pingouin..
à débattre...

Des porcelais qui pendent et de la bière-à-la-morue..hiouuuuu



C'était samedi dernier, sur un coup de tête vaaaaamos...avant un anniversaire dans un club de samba au chanteur canonissime ( le premier vrai canon brésilien repéré mais marié.. forcément..**)

** Belo Horizonte : une démographie aux allures de harem géant ==> ici, tous les brésiliens soutiennent que les plus belles filles du Brésil sont ici.. à Belo Horizonte, et que la démographie a de quoi faire bouillir toute la téstoterone du mondooo.Les proportions sont les suivantes : un homme pour 6 femmes.. à ça, on peut ajouter une importante communauté gay, la gay pride ici est un événement apparament.. elle aura lieue dimanche.. donc si on fait le compte, c'est soirée pyjama entre filles canons..

Donc c'était samedi dernier, sur un coup de tête vaaaaamos.. em Mercato Central, un marché qui s'apparente pas mal à un souk d'Afrique du nord on y trouve de tout, des gros bides remplis de bière et des hauts talons, de manière assez désorganisé et le mélange des odeurs y est souvent un peu particulier.. on y est allé un jour de match de foot, à 11h du matin, tout le monde à la bière et au torismo, le gras de porc qu'on mange comme des frites.. avec un petit dej français à coté, on aurait l'air de vraies moumoun' ( emprunté du canadien )

Pour fêter leur graduation, les étudiants terminent trés souvent leur soirées de "Formatura"**  au Mercato Central à boire des bieres à la morue..hiouuuuuu... l'haleine est un peu chargée en général après.. 

**La Formatura : une fois par an assimilable à la prom' américaine, valeur de 140 reals soit 50e qui cloture 4 années d'études supérieures.. NDRL : immenses orgies d'alcool auxquelles on ne va qu'après avoir cotisé pendant toute sa scolarité.. en général la mixité est assez peu respectée dans ce genre de soirée, c'est plutot ambiance tanga que caleçon..

San Antonio fait sa festa Juhnina..




On m'a dit, "on va aller à la campagne ce week end tu verras.. on pars fêter un saint.. c'est une fête un peu particulière, on se déguise en paysans, on se dessine des furoncles sur la figures et on danse la quadrillas autour d'un feu.." hein quoi?? encore un délire brésilien.. 

la chlo en deux deux emboucanée pour cette fête qui s'annonçait au haricot rouge et à la cachàça.. et ça n'a pas loupé.. 
 J'ai appris à danser le "Forro" une danse locale assez sensuelle dans la robe violine de Laura Hingels ( une pièce de collection pour tous les amateurs de grands costumes.. ), à chanter la samba au coin du feu,à faire des concours de plus de morçeaux de peaux de porc grillés fourrés dans la bouche et à faire péter des pétards dignes du 14 juillet... Mardi gras à coté c'est de la nioniotte..

lundi 6 juillet 2009

Après l'arrivée la verdade vida..




Voilà maintenant trois semaines que j'ai commencé mon stage à la Fundaçao Dom Cabral, Nova Lima, Minas Gerais.. ( l'adresse ici est comme le nom de famille.. de 3km de long avec un accent à forte consonnance samba lambada.. ). FDC est une business school brésilienne qui vend exclusivement de l'executive training made in Brazil. Elle est assez réputée ici car elle a des partenariats prestigieux dans le monde notamment avec l'INSEAD en France, la Wharton business school aux states tsé..  

L'histoire de cette école est assez insolite, le créateur qui en est encore le directeur actuellement,un homme d'une soixantaine d'années, a importé ici, à Belo Horizonte, le concept de HEC qu'il a découvert dans les années 70 à Paris. 

L'international et le management durable sont les piliers des programmes proposés aux top executives ici.. le seul hic, c'est le monolinguisme Brésilortugais.. qui me pose souvent pas mal de problème mais plus pour longtemps car Monica de Alveira de Costa, ma professeure avisée de brésilien travaille d'arrache pied pour m'inculquer la lingua !

On travaille dans un cadre assez fabuleux, au bord d'un lac au milieu des montagnes de forêt vierge, à environ 20km de Belo Horizonte ( prononcé Bèèlow Horizontche )
Le département marketing dont je fais désormais partie est top, avec une équipe jeune et ambitieuse dans laquelle j'ai assez vite trouvé ma place. On travaille à l'américaine, dans des cubicles et on a des cours de streching tous les 2 jours.. la culture du corps ici est un autre sujet dont je pourrais vous parler trés longuement.. dès que j'arborerai  mon 90 D siliconé !

Voce falla portuguese?

Supprimer la mise en forme de la sélectionNao nao... not yet pas encore, nao entendao.. 

Voilà maintenant deux semaines que j'ai quitté la France pour le pays des peaux bronzées et de la viande à tous les repas..
Alors d'abord il y a elle, Luana, chez qui j'ai atterri après 12h de vol via Sao Paulo, 5 repas aériens à base de haricots rouges ( les feijaos ) et de riz.. la base locale ! Quand on arrive au Brésil, on s'attend à trouver une chaleur moite un peu désagréable qui nous fourre une peau d'adolescent ronchon mais en juin, c'est l'hiver, alors on débarque en t-shirt un peu léger pour faire " locale" et on s'attrape la grippe porcine.." la gripa suine" 

Ce que j'ai aimé c'est : la façon dont on est salué, de bons gros hug des familles avec un "muyto prazer", une bise du coté droit et une serrade bien chaleureuse, la première Feijoada ce plat historiquement préparé par les esclaves noirs à base de reste de viande de porc délaissé par les riches colonialistes, bien lourd comme il faut, comparable à notre choucroute française mais avec lequel on pourrait faire éclater un jean taille 52 tant on a tendance à ne pas lésiner sur le coup de fourchette. 

Ici les films sont en anglais sous-titré portugais et on ne rigole pas au même moment au cinéma..et à la place des pop-corn, il y a les "pao de queijo" des mini-boules de pain au fromage fourrées à l'huile, le genre "chouquettes adictive.."

Et ici la première présentation se fait autour d'un verre de caipirinha à base de cachaçà locale. 1 cachaçà = 3 pastis. En général, une ça suffit, deux on chante bras dessus bras dessous avec des inconnus en portugais, trois on est pris pour un russe.

MG ?? mickael Geakson? mais naaan Minas Gerais

Belo Horizonte,capitale du Minas Gerais ( MG) est la 3e ville du Brésil après Sao Paulo et Rio de Janeiro. Intraduisible mot pour mot si ce n'est une ville à perte de vue.. si étendue que Marseille à coté c'est un village en losère..
Ici les favela existent mais ne sautent pas aux yeux même si après 10h du soir on ne s'arrètent plus au feux rouge de peur qu'on nous carjack l'auto.. Les résidences luxueuses entourées de barbelés jouxtent des cabanes en tole..Toutes les portes sont blindées, les vitres des voitures fumées et les routes cabossées.. 
Mais les gens sont tellement souriants et accueillants qu'ils nous font vite oublier que l'insécurité si décriée en Amérique latine existe aussi ici.